Le train rend con (et le métro un peu aussi)

Publié le par jaimeraler

 

train-bonde.jpgY a-t-il un produit annihilant le cerveau dans les transports ?  C’est la question que je me pose régulièrement. Depuis 10 ans que je les emprunte tous les jours, le problème est récurrent : il y a toujours des seuls au monde (volontaires ou non ?) qui nous empoisonnent un voyage. On peut les répartir en plusieurs groupes :

  • le béton dans les jambes : il (elle) rentre dans le bus ou le train. Point. Et là, plus rien, cerveau mort sur le coup. Plus aucun mouvement, aucune réflexion, pas d’esprit d’analyse, d’anticipation, de compassion. Il stagne au milieu sans bouger malgré la foule qui tente de rentrer. Le mieux : boucher l’allée pour être sur que personne n’y aille et laisser tous les bœufs tassés devant la porte. Parfois un « vous pouvez avancer dans l’allée SVP » peut lui faire décoller un pied et le faire bouger de quelques centimètres mais il en faut souvent 2 ou 3 et quelques regards insistants pour une réelle efficacité.
  • Le béton dans le cul : je rappelle donc ceci « l’usage des strapontins est interdit en cas de forte d’affluence ». « Forte » étant une notion très subjective, chacun a un seuil d’appréciation différent du voisin. Ainsi le gland assis qui ne va pas vouloir se lever se repère assez vite en général. Personnellement quand je suis assis sur un strapontin, je me lève (à contrecoeur bien sur faut pas déconner) dès qu’un peu de monde rentre, et je me rassois éventuellement après s’il y a de la place. Le feignant voit le quai plein et les bœufs prêts à rentrer en masse mais il espère un miracle jusqu’au dernier moment. Ça rentre ça rentre, mais rien ne le fait bouger. Il a même parfois une « subtile » technique : je regarde mes pieds avec mon casque sur les oreilles, histoire de faire comme si j’avais pas vu que c’était plein à craquer.

-> Ma technique : Il se repère généralement facilement, donc je vais le coller juste avant que les gens rentrent dans le wagon. Et quand c’est bien plein, je m’appuie bien dessus (j’aime pas vraiment frotter mes cuisses sur un(e) inconnu(e) mais c’est pour la bonne cause). J’essaie de lui coller en priorité mes fesses dans la tête. Le mieux est aussi d’avoir un sac ou un parapluie. Bon je préviens, ça n’a en réalité aucun effet car le con le reste et ne se remet pas en cause, ça ne le gêne pas d’être collé de tous les côtés tant qu’il est assis.

  • Les impatients : Ceux qui veulent absolument rentrer avant que tout le monde soit descendu. Pas la peine de vous faire un dessin, c’est le même topo dans toutes les gares. Ça n’a évidemment aucun intérêt de boucher la sortie.

->Ma technique : je sors sur le bord de la porte pour bien les faire s’écarter et je bloque bien les épaules pour percuter ceux qui tente l’infiltration. Pas très correct mais s’ils réfléchissaient ils s’écarteraient d’eux-mêmes sans qu’on les prenne par la main.

 

Ces cas sociaux ne sont pas si nombreux en  pourcentage quand on regarde bien. Mais le comportement de 5% empoisonnent les 95% restants. Question d’éducation. Jean-Claude a bien raison : il faut être aware, et s’adapter à son environnement en réfléchissant et non pas en suivant comme un mouton.

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